Le principe de la taxe carbone et plus généralement des mesures visant à créer un “marché de la pollution” (protocole de Kyoto entre autres) part d’un constat. Comme l’expose E. F. Schumacher (Small is Beautiful), les indices économiques actuels ne prennent pas en compte un facteur simple : l’environnement. Or, l’homme pèse sur l’environnement et utilise les ressources “naturelles” pour sa production. Au lieu de considérer la nature comme un capital (dans une éthique anthropocentrée moderne), on la considère comme un infini n’entrant pas en compte dans la dépense de capital. Pomper du pétrole, cela revient à pomper une matière produite avec lenteur au cours des millénaires. Économiquement, cet acte est pourtant considéré comme une création de richesse, sans contrepartie négative.

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Publié par : ethiquecocentre | 01/08/2009

Objectifs et ligne de route

Il existe, concernant l’environnement, trois grands types d’éthiques [C. Larrère]. L’éthique anthropocentrée n’alloue de sentiment moral qu’aux humains : héritée du cartésianisme occidental, cette éthique débouche sur un rapport utilitariste à la nature. Son opposée, l’éthique biocentrée, néglige l’être humain dans une sorte d’ascèse, héritée du protestantisme puritain et du romantisme. Enfin, l’éthique écocentrée, entre les deux, prône une réconciliation de ces deux visions du monde, dans une reconnaissance de la vie. Il devient possible de concevoir une éthique valorisant en soi et l’homme et la nature dans sa richesse et dans son ensemble. Lire la Suite…

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